Quatrième édition du Salon des Industries de Madagascar


Lancement du label économique « Malagasy ny antsika »

La quatrième édition du Salon de l’Industrie de Madagascar a ouvert ses portes ce 21 juin 2018, au parc d’exposition Forello, à Tanjombato, dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM). L’événement a été marqué par le lancement du label « MALAGASY NY ANTSIKA », dont l’objectif est de distinguer et de démontrer la qualité des produits fabriqués par les industries membres du SIM, pour la promotion du « Vita Malagasy ». Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a officiellement ouvert le salon pour la quatrième fois consécutive. L’organisation de cette 4ème édition, a-t-il relevé, témoigne du dynamisme du secteur industriel à Madagascar, et confirme une stabilité propice à la tenue d’une telle manifestation, ainsi que la volonté du secteur industrie d’aller de l’avant, de relever le défi du développement, et d’en être le moteur.

Le label MALAGASY NY ANTSIKA » et ses avantages sont partagés par 72 entités, dont 64 entreprises, 7 groupes, et une association professionnelle. Pour rappel, en 2017, le Syndicat des Industries de Madagascar avait obtenu un appui du programme PROCOM, de l’Union Européenne, pour la mise en place et la promotion du label qui signifie, par rapport au consommateur, que le produit respecte les règlementations et les normes de qualité ; que la transformation du produit est effectuée à Madagascar, garantissant ainsi la création de richesse et des valeurs ajoutées, et que le producteur respecte le code d’éthique. Pour le président du SIM, Fredy Rajaonera, le défi est de faire admettre le label auprès des consommateurs, pour qu’il devienne un véritable signe distinctif de la « qualité SIM » et pour qu’il procure un avantage concurrentiel. A l’heure actuelle, les entités membres du SIM totalisent 60 000 emplois, et contribuent pour près de 20% des recettes fiscales. Le syndicat ambitionne d’accroitre jusqu’à 20 % la part de l’industrie dans le PIB à l’horizon 2020, si elle en est à 15% aujourd’hui. Le Président Hery Rajaonarimampianina, pour sa part, situe cette progression dans les 50 % à l’horizon 2030, dans le cadre de la vision de Fisandratana. « Le label MALAGASY NY ANTSIKA démontre la volonté de rehausser la place de nos produits sur les marchés, dans le plein respect de la qualité et des normes. Il s’agit d’un label qui traduit la fierté, en harmonie avec la vision Fisandratana, une stratégie de croissance et de transformation qui met le secteur privé au centre du développement » a affirmé le Président Rajaonarimampianina.

Le Chef d’Etat a notamment souligné que l’industrialisation, qui est un processus qui se projette sur le long terme, nécessite une stabilité dans plusieurs domaines, politique, économique et législatif notamment. Il a fait valoir que même si tout n’est pas parfait dans le secteur industriel, il faut reconnaître que les indicateurs reconnus, permettant l’évaluation de l’environnement des affaires, ont été améliorés. « Il ne faut pas nier les avancées réalisées ensemble pour faire en sorte que Madagascar offre les conditions requises pour le développement de l’industrie, dont le programme soutenu par l’EDBM en vue de l’amélioration du climat des affaires. Il y a aussi la mise en place d’un cadre règlementaire pour promouvoir le dialogue public-privé, et qui a mis en place les bases d’un mécanisme de concertation entre l’État et le secteur privé, duquel nous avons pu élaborer ensemble la loi sur le développement industriel », a-t-il indiqué.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a réitéré que l’émergence économique ne peut se faire sans une renaissance en termes de mentalité. « Nous en sommes les acteurs. Nous sommes tous responsables ; car dans la lutte contre corruption, par exemple, pouvons-nous dire que nous avons pleinement joué notre rôle ? Sommes-nous convaincus que les fraudes, les contrefaçons, et, d’une manière générale, les pratiques qui minent le développement industriel, doivent être combattus avec fermeté et avec l’implication de tous les acteurs, dont ceux du secteur privé ? Je crois en notre volonté commune d’avancer, comme nous croyons en l’avenir de ce pays. » a-t-il conclu.