Le Président Rajaonarimampianina et le « One Planet Summit »


Actions concrètes contre le changement climatique et approche solidaire du financement

« Madagascar n’est pas un pays pollueur mais subit, sous différentes formes, les impacts du changement climatique. En tant que signataire de l’Accord de Paris, nous nous sommes engagés à relever les défis à notre niveau, d’abord en optant pour l’exploitation des énergies renouvelables, et aussi en mettant en œuvre des mesures d’adaptation. Toutefois, outre la nécessité de limiter les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement planétaire, la clé de voûte demeure le financement des actions à entreprendre afin que les pays du Sud, vulnérables, puissent s’adapter aux impacts du changement climatique ». Telle est, en substance, la déclaration du Président Hery Rajaonarimampianina, ce 13 décembre, à Paris, après sa participation au « One Planet Summit », qui a réuni une soixantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement du monde, à l’initiative du Président français.

Par rapport à ses engagements, en tant que signataire de l’Accord de Paris, Madagascar a d’ores et déjà inséré la dimension climatique dans le Plan National de Développement, ainsi que dans les politiques sectorielles. Le pays s’est résolument engagé dans l’exploitation des énergies renouvelables, telles que l’hydroélectricité et le solaire notamment, à travers les grands chantiers entrepris dans tout le pays. Le Président de la République a réitéré qu’il est fondamental de trouver les moyens et les mécanismes financiers pour soutenir, entre autres, la transition énergétique, ainsi que la mise en œuvre des politiques d’adaptation face aux effets du réchauffement de la planète. Il a ainsi réitéré son appel pour une approche solidaire et inclusive, au niveau mondial, en termes de financement et de transfert de technologie.

Cette année, à Madagascar, le changement climatique a fortement impacté la production rizicole, réduite de moitié, en raison de la sécheresse et des inondations à la fois. Cette diminution se traduit sur le marché par une forte hausse des prix. Le Président a ainsi fait valoir que l’Etat a pris ses responsabilités en procédant à une importation massive de riz, et, en assurant un suivi rigoureux de la distribution, notamment dans les régions durement affectées. Dans le même temps, il a aussi décidé de sévir contre les spéculateurs et les fraudeurs qui seront durement punis. Par rapport à la situation, des appuis et des efforts sont déployés en ce qui concerne l’amélioration de la productivité rizicole, par l’utilisation de semences améliorées et adaptées aux conditions climatiques et aux sols des différentes régions, fruits des recherches entreprises dans le pays même, cet appui touche également l’utilisation des engrais et l’application de techniques culturales.